Un clown s’affole, prévient le public qu’il y a le feu dans les coulisses. Personne ne le croit, au contraire : tout le monde rit. Voilà la tragédie de cet Auguste : ne jamais être pris au sérieux. Cassandre des temps modernes, il est condamné à vivre « comme une blague à deux pattes ». Alors, hirsute, face de panda, nez gris, il erre, mange compulsivement des bananes et sort de son manteau une rame de canoë en plastique, un entonnoir en plastique bleu, tout un fatras, prétexte à des envolées philosophiques, absurdes et un poil gores. C’est grinçant et poétique comme du Beckett, digne d’être qualifié d’OMNI, objet magique non identifié : illusionnisme, clown, théâtre d’objet, marionnette, on est petit à petit entraîné dans un monde parallèle, trash et merveilleux.
Avec la complicité de Raphaël Navarro, pionnier de la magie nouvelle, le déroutant Yann Frisch - champion du monde, excusez du peu, de magie close-up en 2012 -, nous embarque dans un imaginaire aussi génial qu’inquiétant. Du clown pour tous·tes, sauf pour les enfants !
Dans le cadre de la Biennale Internationale des Arts du Cirque 2027