«Tout est normal, votre cœur scintille, c’est bien!»
Rassuré par la scintillographie sur le bon état mécanique de la machine, un peu inquiet toutefois quant à sa fragilité, voilà que l’homme se met à parler, penser, marcher, et parler encore, assouvissant un besoin irrépressible de se confier, de raconter, par des chemins joyeux et détournés, ses humeurs, ses questionnements, ses doutes.
Dans la tête de cet homme-là il y a un mouton de poussière qui n’arrive pas à rejoindre son troupeau, une vache qui lassée de ses prix de beauté se souvient de l’amour, une girafe au cou tellement long qu’il finit par se nouer, des poissons frileux...
Avec des histoires et une poésie toute particulière, Jacques Gamblin nous convie dans son univers, entre burlesque et fragilité, avec toujours l’évocation de l’autre aimé, qui manque tant. Et lorsque les mots ne suffisent plus, les corps prennent le relais. Les danseurs, une femme et un homme qui se cherchent, se trouvent, s’étreignent, et Jacques Gamblin lui-même qui dit en gestes la peur et le désir de l’autre.
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EXTRAITS DE PRESSE
« Jacques Gamblin n’est que légèreté, envol. Il n’est que grâce, allant. Il a le délié nerveux des athlètes. Un enchantement de cocasserie à profonde émotion, de rire franc à sourire, et jusqu’aux larmes tant il y a dans ce Gamblin des ferments de chagrin qui n’interdisent pas la joie pourtant… On aimerait demeurer longtemps encore avec lui. »
Le Figaro
« Le nouveau spectacle de Jacques Gamblin surprend. L’acteur qualifié de lunaire au cinéma, y révèle sa vraie nature : un corps d’athlète, d’artiste burlesque. Assis sur un tabouret, coincé dans un costume trop cintré, il parle des jambes de l’être aimé, et voilà que l’une des siennes vrille en moulinets, battant le vide, comme détachée de lui. Il invite un couple de danseurs dans sa ronde, leur tourne autour, gourmand et curieux de leurs figures à l’unisson. Il esquisse un geste, se fige dans une arabesque, rentre dans le jeu, puis les quitte. En marge du duo, Gamblin danse et ne danse pas. Avec son corps, il dit alors le désir et la peur de l’autre mieux qu’avec ses mots. »
Télérama
