Duo magnétique | Côté cour

Motifs
Tarif Amande
tue 17, wed 18 apr 2018 / 19h
durée 50MIN
Théâtre La passerelle

Chorégraphie Pierre Pontvianne


Un duo intense, dansé mains dans les mains par un jeune chorégraphe talentueux et sa complice. Entre tension et relâchement, une histoire d’amour organique comme une respiration.

Un homme, une femme. Mains dans les mains, ils s’emmêlent, entrelacent leurs membres, puis les dénouent en un mouvement continu, avec une fluidité, une grâce et une émotion palpables. Comme une calligraphie, où le pinceau ne quitterait jamais la feuille de papier, une histoire d’amour s’écrit délicatement sous nos yeux.
Après un premier solo, Souffle, en 2012, le danseur et chorégraphe Pierre Pontvianne a eu envie d’explorer les facettes du duo. Il a choisi pour partenaire une complice de longue date, la gracieuse et si légère Marthe Krummenacher, et invité le compositeur Benjamin Gibert à s’associer au projet. Sans doute parce qu’il est lui-même musicien, Pontvianne a inscrit sa pièce sur une trame musicale rigoureuse s’inspirant de la fugue et du contrepoint.
S’y superpose le chuchotis d’une voix féminine murmurant Les Adieux, ce long poème d’Aragon écrit comme une course ininterrompue vers le souvenir de l’autre.
Posant la plus simple des questions – « Qu’est-ce qui motive le mouvement des corps ? » – les deux danseurs déclinent à l’infini les pleins et les déliés du couple, en une sorte de mantra obsédant. Et parce qu’ils évoluent au plus près du public, dans un rectangle blanc entouré de spectateurs, nous vibrons avec eux, à l’unisson.


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LA PRESSE EN PARLE

« Il était une fois des bras. Deux paires de bras, seulement, qui se rejoignent sans tarder pour ne se délier que bien plus tard. Quatre bras qui montrent et racontent l’essence de la danse par la répétition incessante d’un mouvement enchaîné sans discontinuer, recréé sans tergiverser, à l’identique, invariablement à l’identique. Cet obsédant motif, soutenu par de choix sonores qui amplifient son magnétisme et son mystère – une histoire murmurée, d’une voix féminine si belle, qui captive mais ne laisse pas comprendre ce qu’elle dit –, nous mène surement vers cet infini que deux corps qui se touchent savent si bien saisir, incarner, embrasser. »
IO – La Gazette des festivals

 

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TEASER DU SPECTACLE